Zoyeuses Pâques !

Zoyeuses Pâques !
Elle se regarde dans le miroir sans se reconnaître. Pourtant elle n'a pas changé. Ce sont toujours les mêmes mains nerveuses, le même visage encore jeune, le même front sans rides, sans aucun cheveu blanc, la même bouche qui n'a pas encore oublié la saveur des rires et des baisers...
Les yeux. Ce sont eux. Ombrés, tourmentés, voilés. Préoccupés. Ils ont perdu leur clarté.
Ils reflètent les élans repoussés. Les élans refoulés. Il y a un monde qui bouillonne à l'intérieur, des envies, des idées, des projets qui ne demandent qu'à sortir, mais ne peuvent pas. A cause de l'extérieur. A cause des barrières qu'elle se crée elle-même. A défaut de créer autre chose. A cause de ce temps qu'elle ne voit pas. A cause de ce mal-être. En cause de ce mal-être. C'est un cercle vicieux, qui touche une par une chaque parcelle de son être, de sa vie. Chaque millimètre carré de peau respire l'envie et aspire à la vie.
Elle refuse les illusions qui mènent aux déceptions. Elle regrette ces illusions qui donnaient du rêve.
Qui faisaient partie d'elle. Qui étaient elle. Oh, elles sont encore là. On ne se renie pas si facilement. Mais si loin. Si pâles. Comme le spectre de l'enfant qui continue à vivre en elle, maltraité par les exigences d'un monde qui va trop vite. D'un monde où elle se perd si facilement. Elle a peur. Sans repères. Sans guide. Mais elle n'a pas besoin de guide. Jamais. Elle est adulte. Responsable et sérieuse. Et elle a peur. Les mots la quittent. La banalité l'écrase. L'imaginaire s'envole, la laissant lourde et pesante sur le sol. La réalité s'installe, insidieusement.
Et soudain c'est la panique. Elle ne veut pas être comme tous ces êtres insipides, tellement normaux, qui subissent chaque tour et détour du destin. Elle veut croquer la vie à pleines dents, la prendre à bras le corps, la prendre comme elle vient, puis lui faire un croche pied, l'emmener pour une valse, lui tordre le bras, la faire bondir en avant et repartir de plus belle. Elle veut changer le monde avec ses mots. Lire ceux des autres et les comprendre comme bon lui semble. Panser ses plaies avec celles des autres, lécher ses blessures à l'ombre d'une vie, pour pouvoir à son tour joyeusement rassurer. Savoir dire la vie, la Vraie. Celle que qu'elle a en elle, qu'il a en lui, qu'ils ont en eux, que vous souriez tout bas, que tu chantes sans le vouloir. Elle veut enluminer le gris. Parce que le gris, c'est pour les fades.
Parce que le gris n'existe pas.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 15:51

Modifié le dimanche 23 mars 2008 17:33

- Je vous ai déjà raconté que je me rêvais Sirène étant petite? -

Elle cache sa tête
Entr
e ses mains
E
lle n'est plus maître
De son destin

Ell
e baisse les yeux
Vers
son Passé
Si
merveilleux
Comme enchanté

Le so
uffle court
Sans arrêter
Passe les jours
Sa
ns les compter

Plu
s d'étoiles
Lune fugitive
Elle
met les voiles
Quoi
qu'il arrive

Elle
cache son coeur
Ref
use qu'on l'aime
No
n au Bonheur
M
ais cherche quand même

El
le baisse les bras
Pense à l'Avenir
R
êve tout bas
D'
un jour sourire

Hor
s du réel
H
ors des années
Regarde le Ciel
Sa
ns y penser

Pl
uie d'étoiles
L
une fugitive
E
lle met les voiles
Part à la dérive...
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# Posté le samedi 22 mars 2008 16:42

The Come Back

The Come Back
Oui oui, ça fait bien longtemps que j'ai délaissé ce petit blog... Il s'en est passé des choses depuis le dernier article... des rires, des pleurs, des ptites peines et des grands Bonheurs, des gros questionnements pas encore résolus et des idéaux que je ne veux pas lâcher. Parce que je suis une idéaliste... faudra que je vous explique un jour que ça ne veut pas dire irréaliste. Au contraire. Mais là en l'occurence mes doigts peinent à traduire tout ce qui se passe au fond de moi. Ils ont plus l'habitude. Moi non plus. J'sais plus écrire. Dommage. Alors je prends un bout de crayon et je trace... je trace des infinis qui ne ressemblent à rien et veulent dire beaucoup. On s'exprime comme on peut. Quand on peut. Parce qu'il y a aussi ces empêcheurs de vivre en rond. Tout ce qui vous bouffe ce temps déjà si précieux, ce temps qui file et vous glisse entre les phalanges comme du sable dans une passoire. Et on se rend compte que chaque minute compte, chaque bouffée d'air sur Terre, chaque moment minimissime passé à faire ce qu'on aime, et pas des obligations stupides. Plus le temps passe, plus l'insouciance me manque. Plus je veux la retenir, et plus elle s'enfonce dans un gouffre dont je ne vois pas la fin. Mon rire n'a plus cette faculté d'oubli. Ou en tout cas, la réalité reviens vite. Le clown en moi ne trouve plus la sortie. Il se cache. Il a peur du monde extérieur. Je ne suis plus perpétuellement en train de voyager, même si ma tête fourmille d'idées. Elle ne sortent pas non plus. J'ai peur que ce que j'ai toujours redouté arrive. Je grandis. Galère.
Picture : Encore une qui me fait prendre conscience du temps qui passe...
Sound : Tous ces bons vieux Disney's...

# Posté le samedi 22 mars 2008 16:20

Divagations ferroviaires...

*Et ces mots que je murmure au creux de ton coeur, je leur ai coupé les ailes.
*Je sais c'est cruel.
*Mais si c'est le prix à payer pour être heureuse, je souris et je t'embrasse.
*Je m'enchaîne.
*Je ne bougerai plus.
*Je veux m'emprisonner puisque la cage est doe.
*Elle crée un nouveau monde, des terres inconnues que je pressens chaque jour plus nombreuses.
*La terre est ronde, je veux en faire tous les tours.
*Trouve-moi une caravelle, je créerai des mers sans fin.
*Offre-moi trois brins d'herbe, j'en ferai un pays.
*Tu seras là. Je resterai.
*On signe où?
Divagations ferroviaires...

# Posté le mercredi 20 février 2008 12:29

Modifié le mercredi 20 février 2008 13:34

F***

Don't you see she's trying to keep you in?
Don't you see she doesn't want to throw you away?
Don't you understand when she opens her heart?
Don't you understand how difficult it can be for her?
Just listen to me
Just look at me
Just try and understand
I'm not that young baby
I've grown up
But this doesn't mean I wanna get rid of you...
Just don't make the mistake
Don't push yourself away.
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# Posté le dimanche 17 février 2008 15:12

Modifié le mercredi 20 février 2008 16:26